L’insolite ne réside pas dans le choix de la destination mais dans la façon de la traiter. Chaque lieu peut être intéressant. Le tout est de trouver les éclairages surprenants, les regards pertinents qui portent au-delà de la façade et transforment le voyage en puissant et inoubliable récit.

 

A R I C I A

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Début 2017, nous passions un mois en Argentine. C'est l'été en cette période de l'année, et le début de la saison des pluies. Une voiture de location, une bonne carte géographique et l'envie de découvrir les Andes argentines. Au départ de Buenos Aires, nous mettons le cap sur le Nord-Ouest du pays. Le Musée Turell à Colomé est un objectif. Au fil de notre cheminement et des rencontres, les autres destinations se précisent. A partir de Belen jusqu'à Barréal, en passant pas Molinos, Susques, Abra del Acay et tant d'autres lieux magiques, chaque jour apporte sa dose d'émerveillement. Le spectacle est à la mesure... de la démesure des lieux.

 

Voyage possible en automne/hiver (chez nous). Groupe de 10 participants.

Le point de départ est la ville de Salta (1.187m). Comme les autres grandes cités du Nord-Ouest, la ville marque la séparation entre la plaine et les massifs montagneux des Andes. La région entre Salta et Mendoza présente, sur plus de 1000km, une juxtaposition et une succession de vallées alignées de Nord en Sud. 

Pour accéder aux plateaux proches du Chili (3500m à 4000m), il faut emprunter une des 3 côtes, parfois nommées "portes des Andes". La plus septentrionale, la côte de Lipan, relie le village touristique de Purmamarca (connue pour sa colline aux 7 couleurs) à Salinas Grandes (4096m). C'est une des routes qui mènent au Chili. 

A peu près à hauteur de Salta, la très longue vallée des nuages (ou encore Quebrada del Toro), anciennement empruntée par le train du même nom, mène à la ville minière San Antonio de los Cobres et plus loin, vers la piste 17 (direction Antefagosta).

Plus bas, la côte de l'Evêque débouche sur le parc national "Cardones". 

Susquès, San Antonio des los Cobres, et plus au Sud, Cachi, Molinos (et, à proximité, le village vignoble de Colomé avec son musée Turell) et Cafayate, sont traversés par la fameuse Nationale 40. 

Le point le plus élevé de la RN40 (qui est aussi le plus haut col argentin) est l'Abra del Acay (4995 m), entre San Antonio et Cachi. 

Les vallées qui longent cette piste mythique entre San Antonio et Belen sont les vallées Calchaquies.

A l'Ouest des vallées Calchaquies se trouve un immense plateau désertique, la Puna de Atacama. Salines, volcans (Piedra Pomes et son paysage lunaire), lagunes: les lieux sont spectaculaires... et fort isolés. 

En suivant la RN40 vers le Sud, au terme de longues lignes droites entourées de montagnes omniprésentes, on atteint l'agréable ville de Belen dans la Province de Catamarca. A quelques kilomètres, près du village de Londres, se trouve le très beau site historique El Shincal, témoignage de la présence Inca.

Ensuite, jusque Villa Union, la route alterne plateaux arides et ensemble montagneux.  

Le Mont Général Belgrano (6251m) et son sommet enneigé domine le paysage sur des centaines de kilomètres. 

Au Sud-Est de Villa Union se trouvent deux parcs incontournables: Talampaya (gorges) et Ischigualasto (vestiges archéologiques - plus anciens dinosaures). 

La route vers Barreal est, elle aussi, déserte mais à nouveau spectaculaire, tout comme la Vallée de Calingasta, qui offre des vues imprenables  sur la majestueuse Cordillère d'Ansilta (et ses 7 sommets à plus de 5000m). Plus loin au Sud, trône le Mont Mercédario (6770m) et, souvent caché, l'Acongagua (6959m), toit des Amériques. 

Notre parcours andin se termine par la peu sympathique RN7, voie de passage obligé vers Santiago de Chile, et l'étonnante capitale argentine du vin, Mendoza.

Vous souhaitez en découvrir davantage? Consultez ce blog.

Les ANDES ARGENTINES,

Une expérience à 360°